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Médiathèque de la MSH Mondes

Contenus

Type est exactement Image de microscopie. Microscope stéréoscopique.
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  • Jouer avec les poissons dans l’au-delà

    Ce tout petit hameçon d’à peine plus d’un centimètre de haut constituait le dépôt funéraire d’une tombe d’adulte masculin mature. Il est réalisé à l’aide d’outils en pierre, qui ont laissé des traces nettes. La maîtrise requise pour aboutir la fabrication de cette mini-pièce, façonnée avec une régularité hors du commun dans un matériau très dur, une dent de porc ou de sanglier, est d’un niveau d’expertise technique très élevé. Il est possible que cet objet, le plus petit des hameçons de cette période connus à ce jour, soit la miniature d’un instrument de pêche. Il n’a jamais été utilisé.
  • Terrain accidenté

    L’observation au stéréomicroscope met en évidence une configuration singulière localisée sur un bord d’un fragment de fémur d’Aurochs : la présence de négatifs d’enlèvements remarquablement nets et marqués. De plus, la face externe de ce fragment présente une série de fines stries sub-parallèles résultant du tranchant d’un outil lithique (cf. « traces de découpe »). C’est l’unique exemplaire au sein de l’ensemble osseux qui provient du site mésolithique d’Herchies (Oise). La configuration du bord de cette pièce résulte-t-elle d’un aménagement intentionnel ou d’un usage (bord actif) de cette esquille au statut d’outil expédient ?
  • Engrenage

    Tranchant denticulé d’un outil en os expérimental, utilisé pour écharner des peaux fraîches. Les dents sont fortement émoussées par le contact répété avec la matière. De nombreuses stries d’utilisation courtes et pluridirectionnelles témoignent du mouvement associé.
  • La trace du geste

    Sur le bord de ce fémur de mouton, qui sert de matrice de fabrication à des anneaux en os, des paquets de stries de différentes directions, imprimées sur des à-plats plus ou moins longs, se succèdent dans l’espace. Ce sont les restes des actions successives de découpe, qui ont fait l’objet d’un test expérimental. Nous avons pu montrer qu’il était possible de découper un os, portion par portion, par frottement sur une cordelette tendue et sablée. Ces résultats éclairent la représentation et l’usage des techniques au Néolithique, vers 5100 av. J.-C.